Découvrez le dernier livre de Maria Briffaut

L., divorcée et mère de famille, fait la connaissance de Roger. Après quelques rencontres dans les lieux publics, il l’invite chez lui. Elle accepte. Le masque tombe.

 

Une histoire vraie, beaucoup de suspense !

Découvrez le dernier livre de Maria Briffaut

L., divorcée et mère de famille, fait la connaissance de Roger. Après quelques rencontres dans les lieux publics, il l’invite chez lui. Elle accepte. Le masque tombe.

 

Une histoire vraie, beaucoup de suspense !

A Propos du livre

Le 30 juillet 2021, est sorti, aux éditions du Lys Bleu, mon troisième livre « Elle l’a bien cherché », roman qui contient de nombreux éléments autobiographiques. L. est mon héroïne, mais j’ai vécu l’histoire en grande partie… Le titre dit bien comment a été reçue la violence qui m’a été faite. J’écris, il me semble, sur les femmes et pour les femmes.

Je vous en souhaite une bonne lecture ! et attends vos réactions.

A Propos du livre

Le 30 juillet 2021, est sorti, aux éditions du Lys Bleu, mon troisième livre « Elle l’a bien cherché », roman qui contient de nombreux éléments autobiographiques. L. est mon héroïne, mais j’ai vécu l’histoire en grande partie… Le titre dit bien comment a été reçue la violence qui m’a été faite. J’écris, il me semble, sur les femmes et pour les femmes.

Je vous en souhaite une bonne lecture ! et attends vos réactions.

Extrait du livre

« Il est plus de vingt heures. Elle se lève.

— Où veux-tu aller si tôt ? demande-t-il

— Je rentre chez moi, il va me falloir une bonne heure pour faire le trajet, ma fille va m’attendre.

Il se lève, file dans la cuisine d’où il lui crie qu’il va lui préparer un café pas trop fort à cette heure-ci. Tu veux un pousse-café après ? J’ai un bon cognac, tu vas voir.

Non, elle ne veut ni café ni cognac ni quoi que ce soit. Elle n’a qu’une envie, partir.

— Non, merci. Je dois vraiment m’en aller.

Elle ôte sa veste du dossier de la chaise, ramasse son sac à main près du canapé et se dirige vers la cuisine où elle le surprend en train de mettre en route la machine à café.

— Café long, expresso ? Il a l’air détendu, aimable, plein de prévenance. La bouteille de cognac trône déjà sur le plan de travail.

— Non, désolée, c’est gentil, mais il faut vraiment que je parte. Une autre fois, je resterai plus longtemps.

Roger apporte le café sur un plateau qu’il pose devant le canapé et lui fait un clin d’œil en tapotant l’un des coussins.

— Viens t’asseoir, susurre-t-il.

L. a revêtu sa veste et, le sac à main en bandoulière, se dirige vers la porte. Roger ne bouge pas. Elle saisit la poignée de l’entrée, la tourne, rien ne se passe. Elle recommence, en vain, comprend que la porte est fermée à clé. Il a dû boucler les serrures pendant qu’elle pénétrait dans l’appartement. Elle n’y a prêté aucune attention. Un frisson, à peine.

— Écoute, je dois partir, ouvre cette porte. Où est la clé ?

Il sifflote et commence à siroter son café.

 

Elle secoue avec violence la poignée, hausse le ton pour réclamer la clé, finit par crier et donner des coups sur le battant. Roger ne se démonte pas. Elle se souvient des barreaux aux fenêtres. Tout à coup, elle est vulnérable, elle est prisonnière. Il faut qu’elle sorte.

 

Elle se retourne pour le regarder, il est de dos, très calme, un bras sur l’accoudoir du canapé, la tasse à la main. L’évidence s’impose, elle respire, car il doit plaisanter sans doute, se moquer d’elle, il va se lever et lui ouvrir, elle est en train de s’affoler pour rien, de « marcher », de « courir » même et lui, avec sa tournure d’esprit machiste, va se dire que les bonnes femmes paniquent pour un rien.

 

Elle le regarde avec espoir.

— Bon, tu as réussi, tu m’as fait peur, maintenant il faut que j’y aille, s’il te plaît.

Il ne lui répond pas et termine tranquillement sa tasse de café. Elle secoue à nouveau la poignée de la porte, mais plus mollement. Elle reprend ses esprits.

 

Au bout d’une minute ou deux, elle se décide. Elle doit obéir à ce maniaque, boire son café, il la laissera partir ensuite. Il ne doit pas supporter qu’on lui résiste. Elle commence à le cataloguer parmi les cinglés, mais décide de se faire violence. Peut-être est-il dangereux. Elle craint d’accroître la tension entre eux en se montrant récalcitrante. Elle s’approche de la table de salon.

— Bon, je vais le boire, ce café. Et elle saisit la tasse. Ses mains tremblent un peu, il ne semble pas le remarquer. Elle s’assied sur une chaise, loin du canapé, avale une gorgée du liquide brûlant.

— Il est bon ? Pas trop fort ? J’aurais dû te proposer du déca.

Que de prévenance ! Se moque-t-il ? Elle lui assure que non, pas de déca, c’est parfait.

 

Roger verse un peu de cognac dans un verre, s’avance vers elle pour le lui tendre, s’en sert un. Son beau visage est calme, il a l’air à la fois innocent et satisfait. Décidément, il a la manie de plisser les yeux.

 

Elle se force à envisager la situation de façon positive, il va la libérer après le pousse-café, ce n’est pas possible autrement. Ils boivent de concert. À petites gorgées, elle fait semblant de savourer alors que, très inquiète, elle sent à peine la brûlure du liquide dans sa gorge. Elle prend son temps pour ne pas l’indisposer, pour qu’il soit content d’elle, qu’il veuille lui faire plaisir à son tour pendant que lui, sibyllin, penche son verre, admire la couleur ambrée du liquide, le hume avant de l’avaler avec un claquement de langue satisfait. Il guette son appréciation. Pour ne pas le contrarier, elle sourit et marmonne un compliment sur la qualité du cognac.

 

Son verre vide, figée, elle n’ose rompre l’instant, se lever, demander à nouveau la clé. Elle n’est pas sûre de la réponse. Elle se rend compte qu’il est en train de lui parler, n’a rien entendu, les battements de son cœur ont couvert ses paroles. Elle le prie de répéter, il s’exécute.

— Il est neuf heures. Tu veux voir un film ou écouter de la musique avant qu’on aille se coucher ?

Aller se coucher ? Elle se lève brusquement.

— Maintenant, il faut que je parte pour de bon, je suis en retard. Ma fille va s’inquiéter.

Elle espère toucher la corde sensible.

— Tu ne voudrais pas, toi, que l’un de tes enfants s’inquiète de ne pas te voir rentrer. Tu dois comprendre cela.

— Ta fille est grande, ce n’est plus une enfant, elle peut se passer de toi. Reste avec moi, ce n’est pas la mer à boire.

Son ton est sans réplique. Puis, tout de suite, il se radoucit.

— On va passer une nuit tranquille. Tu ne trouveras pas la clé, de toute manière.

Elle lit sur son visage un mélange de détermination, de confiance en lui et d’ironie. Il a pris le ton d’un adulte qui veut ramener à la raison un enfant capricieux. Elle ouvre la bouche, la referme. Les mots se bloquent dans sa gorge. Une larme coule au coin de son œil, descend jusqu’au lobe de l’oreille. Elle l’essuie rageusement, résolue à faire face »

Extrait du livre

« Il est plus de vingt heures. Elle se lève.

— Où veux-tu aller si tôt ? demande-t-il

— Je rentre chez moi, il va me falloir une bonne heure pour faire le trajet, ma fille va m’attendre.

Il se lève, file dans la cuisine d’où il lui crie qu’il va lui préparer un café pas trop fort à cette heure-ci. Tu veux un pousse-café après ? J’ai un bon cognac, tu vas voir.

Non, elle ne veut ni café ni cognac ni quoi que ce soit. Elle n’a qu’une envie, partir.

— Non, merci. Je dois vraiment m’en aller.

Elle ôte sa veste du dossier de la chaise, ramasse son sac à main près du canapé et se dirige vers la cuisine où elle le surprend en train de mettre en route la machine à café.

— Café long, expresso ? Il a l’air détendu, aimable, plein de prévenance. La bouteille de cognac trône déjà sur le plan de travail.

— Non, désolée, c’est gentil, mais il faut vraiment que je parte. Une autre fois, je resterai plus longtemps.

Roger apporte le café sur un plateau qu’il pose devant le canapé et lui fait un clin d’œil en tapotant l’un des coussins.

— Viens t’asseoir, susurre-t-il.

L. a revêtu sa veste et, le sac à main en bandoulière, se dirige vers la porte. Roger ne bouge pas. Elle saisit la poignée de l’entrée, la tourne, rien ne se passe. Elle recommence, en vain, comprend que la porte est fermée à clé. Il a dû boucler les serrures pendant qu’elle pénétrait dans l’appartement. Elle n’y a prêté aucune attention. Un frisson, à peine.

— Écoute, je dois partir, ouvre cette porte. Où est la clé ?

Il sifflote et commence à siroter son café.

 

Elle secoue avec violence la poignée, hausse le ton pour réclamer la clé, finit par crier et donner des coups sur le battant. Roger ne se démonte pas. Elle se souvient des barreaux aux fenêtres. Tout à coup, elle est vulnérable, elle est prisonnière. Il faut qu’elle sorte.

 

Elle se retourne pour le regarder, il est de dos, très calme, un bras sur l’accoudoir du canapé, la tasse à la main. L’évidence s’impose, elle respire, car il doit plaisanter sans doute, se moquer d’elle, il va se lever et lui ouvrir, elle est en train de s’affoler pour rien, de « marcher », de « courir » même et lui, avec sa tournure d’esprit machiste, va se dire que les bonnes femmes paniquent pour un rien.

 

Elle le regarde avec espoir.

— Bon, tu as réussi, tu m’as fait peur, maintenant il faut que j’y aille, s’il te plaît.

Il ne lui répond pas et termine tranquillement sa tasse de café. Elle secoue à nouveau la poignée de la porte, mais plus mollement. Elle reprend ses esprits.

 

Au bout d’une minute ou deux, elle se décide. Elle doit obéir à ce maniaque, boire son café, il la laissera partir ensuite. Il ne doit pas supporter qu’on lui résiste. Elle commence à le cataloguer parmi les cinglés, mais décide de se faire violence. Peut-être est-il dangereux. Elle craint d’accroître la tension entre eux en se montrant récalcitrante. Elle s’approche de la table de salon.

— Bon, je vais le boire, ce café. Et elle saisit la tasse. Ses mains tremblent un peu, il ne semble pas le remarquer. Elle s’assied sur une chaise, loin du canapé, avale une gorgée du liquide brûlant.

— Il est bon ? Pas trop fort ? J’aurais dû te proposer du déca.

Que de prévenance ! Se moque-t-il ? Elle lui assure que non, pas de déca, c’est parfait.

 

Roger verse un peu de cognac dans un verre, s’avance vers elle pour le lui tendre, s’en sert un. Son beau visage est calme, il a l’air à la fois innocent et satisfait. Décidément, il a la manie de plisser les yeux.

 

Elle se force à envisager la situation de façon positive, il va la libérer après le pousse-café, ce n’est pas possible autrement. Ils boivent de concert. À petites gorgées, elle fait semblant de savourer alors que, très inquiète, elle sent à peine la brûlure du liquide dans sa gorge. Elle prend son temps pour ne pas l’indisposer, pour qu’il soit content d’elle, qu’il veuille lui faire plaisir à son tour pendant que lui, sibyllin, penche son verre, admire la couleur ambrée du liquide, le hume avant de l’avaler avec un claquement de langue satisfait. Il guette son appréciation. Pour ne pas le contrarier, elle sourit et marmonne un compliment sur la qualité du cognac.

 

Son verre vide, figée, elle n’ose rompre l’instant, se lever, demander à nouveau la clé. Elle n’est pas sûre de la réponse. Elle se rend compte qu’il est en train de lui parler, n’a rien entendu, les battements de son cœur ont couvert ses paroles. Elle le prie de répéter, il s’exécute.

— Il est neuf heures. Tu veux voir un film ou écouter de la musique avant qu’on aille se coucher ?

Aller se coucher ? Elle se lève brusquement.

— Maintenant, il faut que je parte pour de bon, je suis en retard. Ma fille va s’inquiéter.

Elle espère toucher la corde sensible.

— Tu ne voudrais pas, toi, que l’un de tes enfants s’inquiète de ne pas te voir rentrer. Tu dois comprendre cela.

— Ta fille est grande, ce n’est plus une enfant, elle peut se passer de toi. Reste avec moi, ce n’est pas la mer à boire.

Son ton est sans réplique. Puis, tout de suite, il se radoucit.

— On va passer une nuit tranquille. Tu ne trouveras pas la clé, de toute manière.

Elle lit sur son visage un mélange de détermination, de confiance en lui et d’ironie. Il a pris le ton d’un adulte qui veut ramener à la raison un enfant capricieux. Elle ouvre la bouche, la referme. Les mots se bloquent dans sa gorge. Une larme coule au coin de son œil, descend jusqu’au lobe de l’oreille. Elle l’essuie rageusement, résolue à faire face »

« Une histoire pleine de suspense dans la vie d’une femme. Certainement déjà vécue du moins en partie par de nombreuses femmes »

Une lectrice sur Amazon

 

« Une histoire pleine de suspense dans la vie d’une femme. Certainement déjà vécue du moins en partie par de nombreuses femmes »

Une lectrice sur Amazon

 

A Propos DE l’Auteure

Née sous X et adoptée…. Bibliothécaire…. Auteure……

Déclarée née sous X à la naissance (c’est-à-dire abandonnée de façon anonyme), j’ai découvert que j’avais été enlevée contre son gré à ma mère biologique, une Italienne. J’ai été adoptée dans le nord de la France. Je suis depuis de nombreuses années présidente de l’Association pour le droit aux origines des nés sous X.

J’ai vécu la plus grande partie de ma vie dans la région parisienne où je me suis mariée, suis devenue mère de famille, puis divorcée. J’ai longtemps travaillé dans une bibliothèque du 7ᵉ arrondissement de Paris.

Mes frères et sœurs de sang m’ont retrouvée en 2010 et j’ai écrit un premier livre « De cœur et de sang », paru en 2016 et qui se veut un témoignage sur la complémentarité des filiations, biologique et adoptive.

En 2019, est sorti « Les Fantines, l’accouchement sous X, une violence faite aux femmes » qui aborde la problématique de la naissance sous X sous l’angle de celles qui se nomment « les mères de l’ombre ». Cet ouvrage a été très bien accueilli par la presse sociale.

Elle l’a bien cherché

Le 30 juillet 2021, est sorti, aux éditions du Lys Bleu, mon troisième livre « Elle l’a bien cherché », roman qui contient de nombreux éléments autobiographiques. L. est mon héroïne, mais j’ai vécu l’histoire en grande partie… Le titre dit bien comment a été reçue la violence qui m’a été faite. J’écris, il me semble, sur les femmes et pour les femmes.

Mes livres se commandent dans toute librairie, FNAC, Amazon, etc.

Ou auprès de moi, si vous les voulez dédicacés.

Je vous en souhaite une bonne lecture et attends vos réactions.

Maria Briffaut

mes autres livres

De coeur et de sang

Les Fantines

Disponible

Maintenant

En librarie et en ligne

Maria Briffaut